Le Bistrot de l’Institut Français avait des allures de café politique mercredi soir. UMP et PS se réunissaient pour la première fois à Londres pour préparer le terrain des européennes. Avec en guest stars, Benjamin Lancar président des Jeunes de l’UMP et Antoine Détourné, président du Mouvement des Jeunes Socialistes

Antoine Détourné (au micro) et Benjamin Lancar (derrière) ont tenté de motiver l'engagement politique des jeunes Français de Londres (photo LPJ)


Les fédérations UMP et PS de Londres sont déjà sur les starting-blocks. Alors que les Européens sont appelés aux urnes entre les 4 et 7 juin pour élire leurs députés, les partis des expatriés entrent en campagne.
Ils ont donc dépêché les présidents des mouvements jeunes, Antoine Détourné pour le PS et Benjamin Lancar pour l’UMP.
Crise économique, discrimination positive, bilan de la politique de Nicolas Sarkozy les sujets abordés étaient variés. Mais derrière ce débat de fonds, la véritable raison de cette réunion était de commencer la campagne des européennes pour le PS, et de rassembler ses militants pour l’UMP.

"Le rôle de pression des partis politiques à l’étranger va s’accroître"
Antoine Détourné invite "une génération à se lever pour gagner ces élections". Benjamin Lancar souligne que "depuis la réforme constitutionnelle, une place croissante est accordée aux Français de l’étranger. On l’a vu avec le déplacement de Nicolas Sarkozy à Londres pendant la campagne présidentielle", ajoute le représentant UMP. Axelle Lemaire, secrétaire de la section PS au Royaume-Uni explique que "le rôle de pression des partis politiques à l’étranger va s’accroître". Les dés sont donc lancés.
Le PS affiche clairement son intention de soutenir les candidats travaillistes. "Nous soutenons le parti frère britannique, affirme Axelle Lemaire. Le Parti Socialiste Européen a en effet choisi la cohésion en signant un Manifeste en décembre 2008". La stratégie du PS paraît donc claire : inciter les Français de l’étranger à voter localement. Sur cette question, l’UMP reste plus discret. "Nous n’avons pas d’alliance avec les conservateurs britanniques", précise Benjamin Lancar.
Dans la salle, une quarantaine de personnes écoutent avec attention les discours des orateurs. La plupart sont des étudiants sympathisants ou militants de l’UMP. Mais de gauche comme de droite, le public semble avoir apprécié cette rencontre politique. Olivier Lejeune, tendance UMP, est "content d’avoir pu entendre le discours du PS". Et Mathieu O’Keefe, militant socialiste souligne "l’ambiance sympathique du débat". Une ambiance qui risque de changer à mesure que les élections approchent.
Laurène Casseville. (www.lepetitjournal.com – Londres) lundi 2 février 2009