lundi 8 février 2010

Mes discours d'ouverture et de clôture du PJP !

Voici mes deux discours que j'ai prononcé lors du Printemps des Jeunes Populaires les 5, 6 et 7 février à Tour :

                                                      Discours d'ouverture :

                                                    Discours de clôture :

Bonne lecture,

Benji.


[REVUE DE PRESSE] - PJP 2010 - La Nouvelle République


[REVUE DE PRESSE] - PJP 2010 - La Nouvelle République


Un grand Printemps des Jeunes Populaires à Tours !

Salut à tous,

Comme beaucoup de Jeunes Populaires, en ce lundi matin, j'ai quelques cernes mais plein de souvenirs en tête après la deuxième édition du Printemps des Jeunes Populaires ! Ce PJP fut un grand cru !

Vendredi soir l'ouverture fut très tonitruante autour de Rama Yade ovationnée par les Jeunes Populaires et Franck Riester ! C'est dans cette grande ambiance que nous avons dévoilé avec beaucoup d'émotion le nouveau logo des Jeunes Populaires qui témoigne de notre volonté de renforcer la marque 'Jeunes Populaires'.

Samedi, la journée fut consacrée à la formation de nos militants et à la préparation de notre militantisme pour les régionales. Dominique Paille, Porte-Parole adjoint de l'UMP, Ange Sitbon, Directeur des Élections, Eric Schahl, conseiller politique du Président, Franck Riester et bien sur Hervé Novelli, tête de liste dans le Centre, sont venus saluer les 600 jeunes militants de toute la France !

Nous avons également profité de cette journée pour réaliser un freezing : 600 jeunes se sont immobilisés 2 minutes sur la place du Vinci de Tours pour rappeler l'immobilisme des présidents de régions socialistes.

Je retiendrai également de cette journée la grande soirée du samedi ou le dancefloor fut blindé notamment lorsque retentit 'l'hymne' du lipdub : 'Tous ceux qui veulent changer le monde !'. Cette ferveur est un sacré pied de nez à tous ceux qui auront critiqué ce grand projet !

Dimanche, enfin, après un échange entre les Jeunes Pop et leur Bureau National, ce sont l'exceptionnel Philippe Briand et le très politique Maurice Leroy, qui ont répondu avec humour aux questions du grill ! Pour conclure ce deuxième Printemps des Jeunes, notre Secrétaire Général Xavier Bertrand nous avait fait l'honneur de sa visite, malgré son interview plus tôt sur Europe 1. A l'occasion d'un grand meeting régional dans le cadre de la campagne d'Hervé Novelli, Xavier Bertrand a rappelé son soutien et son affection pour les Jeunes Populaires. J'ai tenu à le remercier pour les 15 à 20 jeunes éligibles les 14 et 21 mars prochains, et également son soutien indéfectible aussi bien pendant le lipdub que durant des commissions nationales d'investiture où il fut toujours le premier avocat des jeunes !

C'est donc avec des souvenirs pleins la tête que débute cette semaine ! Merci en particulier à Julien, Mickael, Benjamin (grand rdj d'Indre-et-Loire), et tous les bénévoles pour cette splendide organisation !
Chaque PJP est un pari. Je suis fier de voir que désormais le Printemps des Jeunes fait partie de l'année militante des Jeunes Populaires !

@ très vite,

Benji.


dimanche 7 février 2010

Débat sur le grand emprunt avec Michel Rocard !


vendredi 5 février 2010

Débat sur l'identité nationale diffusé sur France 4


jeudi 4 février 2010

Une grande bataille pour l’égalité et la tolérance

Salut à tous,

Récemment désigné prix Nobel de la paix, le Président des Etats-Unis renforce son engagement en faveur des droits des homosexuels. En lutte contre le puritanisme de l’armée américaine, Barack Obama est sur le point de gagner une grande bataille pour l’égalité et la tolérance.

Hier, le chef de l’armée américaine, Michael Mullen a publiquement rejoint le Président américain en faveur de l’abrogation du «  Don’t ask, Don’t tell ». Littéralement traduite par : «  Ne demandez pas, N’en parlez pas », l’expression désigne une loi de 1993 interdisant aux militaires homosexuels de faire leur coming-out.

Face au Sénat américain, l’Amiral Mullen a été clair : « Mon opinion est qu’autoriser les gays et lesbiennes à servir ouvertement dans l’armée serait la meilleure chose à faire ». Sa prise de position courageuse atteste d’une volonté d’ouverture et de transparence nouvelle au sein d’une institution très en retard.

Tristement liée à l’histoire de l’homophobie, l’armée américaine revient de loin. En effet, mise en place par Colin Powell, après une promesse électorale de Bill Clinton «  Don’t ask, Don’t tell » était déjà un compromis. Auparavant, les homosexuels américains étaient radicalement bannis par l’armée, le texte de 1993 visait à les intégrer sous peine de silence.

Ainsi, depuis 1994, l’armée américaine s’est injustement privée de 13500 collaborateurs méritants à cause de cette loi.

Convaincu par Barack Obama, Micheal Mullen a lui aussi suscité l’adhésion. Suivant son exemple, Robert Gates, secrétaire d’Etat à la défense américaine a rallié le mouvement contre les discriminations d’homosexuels. Dans l’attente du retrait de la loi, d’ici quarante-cinq jours, Robert Gates va présenter un texte temporaire afin de diminuer les effets du « Don’t ask, Don’t tell ».

Espérons que les déclarations récentes des dirigeants américains seront suivies par les faits rapidement.

Benjamin.


[REVUE DE PRESSE] : Valeurs Actuelles


mercredi 3 février 2010

Retrouvez-moi dans l'Edition Spéciale de Canal+ ... aux fourneaux !


mardi 2 février 2010

Brice Hortefeux lance le plan « tranquillité sénior »

A la suite du meurtre du couple de retraités de Pont-Sainte-Maxence, c'est une vague d'indignation et de sentiment d'injustice qui a submergé les Français. Face à la recrudescence des violences envers les personnes âgées, la prise de mesures coercitives était urgente.

Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a su réagir vite, avec des propositions fermes : à son initiative, dès le 9 Février, le plan « tranquillité senior » sera débattu à l’Assemblée nationale.

Samedi soir, sur TF1, Brice Hortefeux s’est engagé à mieux protéger les personnes âgées, «On a une population dont l'espérance de vie croît, notre mission est de protéger ces personnes», a-t-il indiqué.

Devant les Français, le ministre de l’intérieur a présenté son plan de défense des plus vulnérables. La première mesure, inspiré par l'opération «tranquillité vacances» vise à développer une vigilance soutenue autour des habitations de personnes âgées, quitte à mobiliser les réservistes de la police et de la gendarmerie.

De plus, les commissariats dorénavant seront tenus informés de la libération d’un délinquant coupable d’agression sur un senior.

Je veux d'ailleurs souligner que dès le 27 janvier 2010, le ministre de l’intérieur avait déjà proposé un texte devant la commission des lois. Brice Hortefeux voulait alourdir les sanctions à l’encontre des auteurs de cambriolages chez les personnes âgées. Une seconde mesure législative concernait la lutte contre les vols commis avec ruse sur les personnes vulnérables.

La sécurité des plus vulnérables est au centre des attentions du ministre de l’intérieur. Je soutiens la légitimité de ce combat.

Benjamin.


vendredi 29 janvier 2010

Rendez-vous sur MCE le mardi 2 février à 20h40 !


L'intervention du Président de la République plébiscitée




Salut à tous,

Je voudrais revenir avec vous sur l’intervention télévisée du Président de la République diffusée avant-hier soir sur TF1.

Je suis heureux de lire que nous étions plus de 8,6 millions devant notre poste de télévision. Ce succès d’audience démontre l’intérêt toujours grandissant des Français pour la politique, ce qui est une très bonne nouvelle.

Pour ma part, j’ai apprécié le concept mis en place pour l’interview, inviter un panel de Français pour questionner directement le Président de la République était un parti-pris novateur. Contrairement à Benoît Hamon qui s'attendait à un exercice de propagande « très convenu », le panel de français a su être incisif et impertinent pour donner de l’intérêt à l’émission.

Le Président a rappelé l’importance de ses réformes : revaloriser depuis 2007, le travail, le mérite, l’effort et promouvoir l’entrepreneuriat. Confiant dans la politique qu’il mène, Nicolas Sarkozy a annoncé la baisse prochaine du chômage.

Lundi soir, Nicolas Sarkozy a aussi fixé un cap, celui du retour à l’optimisme. C’est avec enthousiasme que j’ai noté l’annonce des mesures à venir. Ainsi en 2010, le Président engagera la réforme du système de retraite pour préserver notre protection sociale.

A mi-mandat, le président a su trouver les mots justes pour expliquer le rythme et la méthode des réformes aux citoyens. Les français ne s’y sont pas trompés, ils sont 69% à avoir trouvé Nicolas Sarkozy convaincant jeudi soir.

@ très vite,

Benjamin.

[REVUE DE PRESSE] : L'Union

REIMS / Elections régionales

L'UMP à l'assaut des remparts du PS



Les « Jeunes populaires » de l'UMP ont remis leurs propositions à leurs aînés, dans une clé « USB ».

En envoyant ses principaux généraux en soutien des fantassins des « Jeunes populaires », l'UMP, le parti du président de la République a voulu montrer un front uni face aux bastions régionaux (20 sur 22) tenus par la Gauche. Hier matin, Benoist Apparu, Catherine Vautrin et le député maire de Coulommiers et directeur de campagne UMP pour les Régionales de mars prochain, Franck Riester, sont donc venus soutenir la relève, Benjamin Lancar et Geoffroy Ludot, qui leur a remis 5 propositions en faveur des jeunes en cas de victoire.
« Gestion à la petite semaine »
« Le président Bachy a fait des choses. Mais il n'a pas su redresser la barre » face au déclin démographique de la Champagne-Ardenne. « Il a géré à la petite semaine. Or, nous sommes la 4e région la plus industrielle, mais qui se désindustrialise très vite. Nous centrerons donc notre action sur l'attractivité économique de la région ». Le leader de la Marne pour l'UMP pour ces régionales 2010 et secrétaire d'État au Logement, Benoist Apparu, a donc fixé la feuille de route du parti présidentiel pour le scrutin du mois de mars.
En ligne de mire, le PS, qui tient 20 régions sur 22, et Martine Aubry, son chef, accusés d'ériger les régions en « remparts » et en « contre-pouvoir » pour s'opposer à la mise en place des réformes voulues par Nicolas Sarkozy et son gouvernement.
Sans dévoiler le moindre nom en dehors du sien et de celui du chef de file régional de l'UMP, le député ardennais Jean-Luc Warsmann, M.Apparu a indiqué que « 95 % » de la liste régionale UMP seraient renouvelés ; qu'un seul élu sortant repartait à la bataille et que la moyenne d'âge serait abaissée à « 43 ans ». Enfin, un jeune par département sera en position éligible.
Les « Jeunes populaires », justement, ont organisé des « conventions » dans chaque région pour proposer des mesures à prendre en faveur des jeunes. Les Champardennais en ont élaboré 5 dont deux plaisent à leurs aînés : donner un vrai statut d'étudiant aux apprentis, pour leur permettre, entre autres, de se loger correctement pendant leurs études ; et faciliter l'intermodalité des transports pour l'ensemble des étudiants.

Enfin, Benoist Apparu n'envisage pas de quitter le gouvernement après les Régionales, puisque la consigne de retrait ne concerne que les futurs présidents de Région.

En l'occurrence M.Warsmann, s'il est élu en mars.

Les listes UMP officielles seront publiées samedi prochain à Paris.

J.F. SCHERPEREEL

[REVUE DE PRESSE] : L'Humanité

Peut-on parler d’une génération sacrifiée ? TABLE RONDE

AVEC : PIERRIC ANNOOT, président du Mouvement jeunes communistes de France (MJCF) ; LAURIANNE DENIAUD, présidente du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) ; BENJAMIN LANCAR, président des Jeunes populaires (les jeunes de l’UMP).

Comment caractériseriez-vous la « condition juvénile » ? Celle-ci transcende-t-elle les clivages sociaux ?

BENJAMIN LANCAR. Pour notre part, nous refusons de voir les jeunes comme un monolithe. Il n’existe pas une, mais des jeunesses. Il y a des lycéens, des étudiants, des jeunes travailleurs, et d’autres malheureusement au chômage. Aux Jeunes populaires nous avons toujours cherché à proposer des solutions ciblées. Ainsi, lorsque l’on propose l’alternance et l’apprentissage, il s’agit effectivement d’une proposition qui concerne un grand nombre de jeunes mais ce n’est pas la même chose que lorsque l’on propose la discrimination positive pour atteindre 30 % de boursiers dans les grandes écoles. En revanche, il existe des fondements communs, et le premier d’entre eux est le sentiment de déclassement. Nous sommes la première génération qui a le sentiment que son quotidien sera plus dur que celui de ses parents. C’est un phénomène nouveau contre lequel il est nécessaire de lutter, et l’engagement fort du gouvernement en ce sens est également une première historique. En attestent la nomination de Martin Hirsch et les actes politiques importants qui s’en sont suivis.

LAURIANNE DENIAUD. C’est vrai que nous sommes une génération spécifique car, beaucoup plus que nos aînés, nous évoluons dans un monde qui change rapidement, et nous avons grandi avec la révolution numérique, qui bouleverse profondément les rapports entre les individus. Nous considérons que la jeunesse est une période de la vie à part entière entre l’enfance et l’âge adulte, même s’il existe des différences en fonction de la classe sociale, des univers économiques, sociaux, culturels et territoriaux. On note tout de même une aspiration commune à choisir sa vie et à réussir avec sa propre définition de la réussite. C’est dans l’ensemble une aspiration à l’autonomie de la jeunesse.

PIERRIC ANNOOT. Il existe effectivement des aspirations communes, des problématiques transversales. Ce qui nous réunit malheureusement depuis le règne de la droite, c’est la précarité qui touche de plus en plus de jeunes. En ce sens, les clivages sociaux sont transcendés. En revanche, en fonction de la classe sociale dont ils sont issus, les jeunes ne disposent pas des mêmes possibilités de sortir de cette précarité. Nous sommes aujourd’hui utilisés par la droite pour mettre en concurrence les générations de salariés et tirer leurs droits vers le bas. Être jeune aujourd’hui, c’est une précarité d’accès à l’emploi, au logement, mais aussi des inégalités face à la poursuite de la scolarité, puisque 150 000 jeunes sortent chaque année du système secondaire sans aucune qualification. Ce qui caractérise le passage à l’âge adulte, c’est bien le passage à un emploi stable, la constitution d’une cellule familiale et l’accès à l’autonomie financière. Or, avec l’allongement de la durée de la formation initiale et les difficultés d’accès à un emploi stable, la période de la jeunesse tend à s’allonger. Cette période de la vie, extrêmement fragile, ce « sas de précarité », doit être éradiquée.

Il y a quasiment un an, jour pour jour, Nicolas Sarkozy créait un haut-commissariat à la jeunesse, confi é à Martin Hirsch, l’inventeur du revenu de solidarité active (RSA). Cela a-t-il servi à quelque chose ?

PIERRIC ANNOOT. Au-delà de l’effet d’annonce, non. À côté des annonces de Martin Hirsch à la télévision, Nicolas Sarkozy envoie les CRS lorsque la jeunesse se mobilise contre les politiques de la droite dont elle pense qu’elles détériorent leur vie quotidienne. On sait aujourd’hui que la mesure phare qu’est le RSA est une fumisterie puisqu’elle s’adresse à 160 000 jeunes qui doivent avoir justifié de deux années de salariat. En réalité, la plupart des jeunes alternent les contrats précaires, l’intérim et le chômage. Et surtout, pourquoi se contenterait-on des miettes ? Au nom de quoi devrions-nous être des sous-salariés condamnés à la précarité avec des salaires de misère ? À l’inverse, les Jeunes communistes proposent, par exemple, l’accès à un véritable travail stable et bien rémunéré par un plan de conversion de tous les emplois précaires en emplois stables, la revalorisation de l’ensemble des salaires et un Smic net à 1 500 euros, ainsi qu’un système d’allocations d’études, d’accès au premier emploi et de retour à la formation.

LAURIANNE DENIAUD. Il faut également poser la question de l’accès à la santé, qui est de plus en plus préoccupant chez les jeunes. Il y a ainsi de plus en plus d’étudiants et de jeunes actifs qui n’ont pas accès à une mutuelle. À cela s’ajoutent les écarts entre les femmes et les hommes. Si l’âge de l’entrée sur le marché du travail recule pour les hommes, ils finiront par y entrer. Face à ces difficultés, les femmes ont tendance à se replier sur la sphère familiale et, pour décohabiter de leurs parents, à se mettre en couple de plus en plus rapidement. C’est d’autant plus vrai dans les milieux défavorisés. Par conséquent, cette question de l’accès à l’emploi, et notamment pour les jeunes filles, est ce qui détermine leur capacité à s’émanciper ou pas. J’ai participé à la commission Hirsch en tant que présidente de Léo-Lagrange (une fédération d’éducation populaire). Si la démarche de concertation semblait intéressante, les propositions qui en ressortent, notamment en détournant l’allocation d’autonomie de son principe, relèvent effectivement de la supercherie. Quant au fonds d’expérimentation territoriale, les enveloppes se sont révélées insuffisantes pour réellement expérimenter. Enfin, concernant le service civique qui a été voté au Sénat, il faut qu’il soit universel, de surcroît, nous ne pensons pas que la question de la citoyenneté se réglera ainsi. Nous proposons un service civique universel qui ne s’adressera pas seulement aux classes sociales les plus précarisées qui y verront un intérêt afin d’avoir une première expérience dans le monde professionnel ou les classes sociales supérieures qui peuvent se permettre, pendant un an, d’interrompre leurs études ou la recherche d’un emploi. Les classes moyennes doivent avoir accès à ce service civique et profiter de ce temps de vie pour se poser les bonnes questions, aller à la rencontre du monde associatif et public. Plus globalement, on peut faire un parallèle entre le plan espoir banlieues et la commission Hirsch : des intentions qui pouvaient paraître louables au début n’ont produit aucun résultat pour améliorer la vie des populations concernées.

BENJAMIN LANCAR. Malgré l’importance des difficultés, nous sommes la génération qui peut le mieux les affronter. C’est bien beau de dessiner un constat accablant mais il faut également dire qu’il existe une volonté claire de s’en sortir. J’illustrerai mon propos avec le statut de l’auto-entreprenariat qui a doublé ses objectifs, avec 300 000 entrepreneurs en France. Pour la première fois, on a permis à la jeunesse de se prendre en charge, de créer son entreprise et de la développer. Les jeunes en ont assez de cette vision d’assistanat qui leur fait croire que leur salut ne viendra forcément que de l’État. En écoutant votre discours, on retombe dans le misérabilisme.

Concernant ce point soulevé par Benjamin Lancar, les organisations de gauche tiennentelles un discours misérabiliste sur la jeunesse ?

PIERRIC ANNOOT. C’est l’éternel discours de la droite. La gauche ne se borne pas par plaisir à parler de précarité. Elle décrit simplement une réalité. Et elle le fait avec des revendications positives : le droit à l’autonomie, l’accès à l’emploi, le droit à la culture… La droite tente de renvoyer les inégalités sociales et culturelles à des inégalités qui seraient naturelles. En clair, si je suis en échec, c’est de ma faute ; et si je veux m’en sortir, c’est uniquement par moi-même. Le MJCF n’est pas pour l’assistanat mais pour la protection sociale et la solidarité. Cela veut dire, par exemple, donner aux jeunes une allocation d’études quand les inégalités sociales les frappent de plein fouet, afin qu’ils puissent se consacrer pleinement à leurs études. Quand un jeune est forcé de se salarier, il remet parfois en question ses études. Lui permettre de se concentrer sur ses études, c’est aussi un gain pour toute la société car une jeunesse mieux formée prépare aussi une population qui apporte beaucoup plus au reste de la société, au vivre ensemble, etc.

LAURIANNE DENIAUD. Je récuse également ce discours sur l’assistanat. Notre projet n’est pas celui de la charité. En apportant des revenus propres aux jeunes, nous voulons les mettre en capacité de construire leur projet de vie. Oui, les jeunes galèrent et le tableau n’est pas rose. Prenons l’exemple des étudiants qui occupent un hôtel particulier de la place des Vosges, inoccupé pendant plus de quarante ans, alors que les préfets refusent d’ordonner la réquisition, quand la crise du logement touche en premier lieu les jeunes. Cela ne leur fait pas plaisir d’occuper un bâtiment sans chauffage.

BENJAMIN LANCAR. Au fond, vous donnez l’image d’une jeunesse conservatrice qui ne veut pas le changement. Nous n’avons pas beaucoup entendu la gauche sur l’idée d’arriver à 30 % de boursiers dans les grandes écoles. Notre ambition est de relancer l’ascenseur social et de recréer de l’égalité des chances dans les quartiers, je ne crois pas à l’égalitarisme. On ne peut pas toucher une allocation seulement sous prétexte d’être jeune !

LAURIANNE DENIAUD. Nous n’avons jamais parlé de donner la même somme à tout le monde, mais bien d’aider chacun en fonction de sa situation propre et de ses besoins.

BENJAMIN LANCAR. Il faudra alors préciser. Aux Jeunes populaires, nous sommes favorables à l’autonomie afin que les jeunes s’engagent sur un contrat de réussite et nous souhaitons que les bourses évoluent avec l’assiduité et la réussite scolaire. Nous refusons cette vision d’un statut permanent. À l’inverse de cette vision, nous proposons celle de la responsabilité, c’est-à-dire des droits, des devoirs et du mérite. Je veux donner un autre exemple de votre conservatisme : votre refus total du travail étudiant. En France, on travaille moitié moins que lorsque l’on étudie en Suède, cela signifie tout de même qu’il existe un problème. On sait très bien que le travail fait gagner en maturité, en expérience et en pouvoir d’achat. Nous proposons un contrat de travail à la luxembourgeoise qui reviendrait à ce que l’État paie à l’employeur les charges sociales et patronales pour les jeunes sur un équivalent de deux mois de travail à temps plein. J’ajoute aussi le travail le dimanche, qui permet à chaque étudiant de gagner deux fois plus qu’en semaine et offre deux fois plus de temps de révisions. Vous ne pouvez pas dire non au travail étudiant !

PIERRIC ANNOOT. La thématique du travail est dévoyée par la droite. Nous savons bien ce qu’il y a derrière : il s’agit de mettre en concurrence les générations, de faire des jeunes de la chair à patron employable à moindre coût, de surcroît sur des emplois précaires. La question du type d’emploi, du contenu, est reléguée comme secondaire. Il est là, l’archaïsme. Le travail étudiant, aujourd’hui, c’est un facteur énorme d’échec scolaire. Tu parles de travailler le dimanche, mais là aussi, c’est une régression de civilisation. Nous, on ne dit absolument pas qu’il faille donner une allocation sans conditions. Ce doit être évidemment rattaché à l’activité, soit étude, soit recherche du premier emploi. Voilà une mesure qui correspondrait à un progrès de civilisation, qui ferait avancer toute la société. C’est une question d’émancipation individuelle et collective que de laisser à un étudiant la possibilité de se consacrer pleinement à ses études. Parce que travailler, ce n’est pas seulement produire du capital pour les poches d u patronat, c’est aussi, et ce devrait être d’abord, produire de l’utilité sociale, des connaissances, du savoir.

Quelle est la représentativité de vos organisations ? Quel lien avez-vous avec la jeunesse ?

BENJAMIN LANCAR. Au mois d’octobre, nous avons lancé les ateliers de la jeunesse. L’idée, c’était de poursuivre nos rencontres aussi bien avec des jeunes de quartiers, par exemple à Creil et Marseille, que des jeunes entrepreneurs ou des jeunes agriculteurs. Il s’agissait de voir comment les propositions et les actions du président de la République étaient accueillies, et comment nos propositions à nous, Jeunes populaires, étaient ressenties. Évidemment que dans certains quartiers, comme celui que j’ai visité à Creil, la situation est très dure. Mais ce que j’ai retenu, c’est ce que m’a dit un jeune : « Moi, je me fous que tu sois de droite ou de gauche, ce qui m’importe c’est que tu me parles de mon avenir. » Les jeunes d’aujourd’hui demandent qu’on cesse d’aider les murs, les quartiers, les structures, pour enfin aider les personnes. Le gouvernement aide les jeunes, avec l’école de la deuxième chance (15 000 jeunes aidés), ou encore avec l’apprentissage, en versant 3 000 euros à chaque entreprise qui fait d’un apprenti ou d’un étudiant en alternance un salarié à part entière.

LAURIANNE DENIAUD. Sur la représentativité, il faut avoir un langage de vérité. Ce n’est pas facile, quand on est jeune aujourd’hui, de s’engager dans les partis politiques, de façon générale. Parce que ce sont quand même de gros appareils qui peuvent faire assez peur, quels qu’ils soient. Dans les organisations politiques, y compris de jeunesse, il y a énormément de normes sociales, de codes culturels, qui ne sont pas forcément ceux que partagent tous les jeunes dans notre pays. Ce ne sont pas forcément les mêmes modes d’expression. Nous avons lancé un grand chantier au MJS, depuis novembre, sur cette question de savoir comment travailler sur nous-mêmes pour être en capacité d’accueillir tous les jeunes, quels que soient leurs codes culturels, comment ouvrir les portes de nos organisations à ces jeunes pour qu’ils nous aident à construire la gauche dont ils rêvent et dans laquelle ils ont envie de grandir demain. Mais il ne faut pas dissocier cet aspect du contenu politique. Les deux sont toujours liés : si l’on tient un discours de contrainte, comme le fait la droite, en invoquant toujours les lois du marché, cela n’encourage pas les jeunes à s’engager. C’est le fatalisme qui l’emporte.

PIERRIC ANNOOT. Benjamin, qui parle des quartiers populaires, c’est sûrement pour faire oublier que la seule chose que leur a promise Sarkozy, c’est de les passer au Karcher ! Pour ce qui est de la représentativité, j’ai moi aussi envie de tenir un langage de vérité, loin de l’autosatisfaction de Benjamin. L’ensemble des organisations politiques de jeunesse aujourd’hui sont en difficulté pour réunir un maximum de jeunes. Il faudrait que nous soyons beaucoup plus nombreux à nous engager. Le MJCF est un outil au service des jeunes qui veulent se sortir de cette précarité, changer cette société. Et ceux qui rejoignent notre organisation le font car ils n’en peuvent plus de ce système injuste et inefficace. La précarité, ils la connaissent bien car ils la vivent au quotidien. Chez les Jeunes communistes, on trouve des jeunes qui ont des aspirations, plein d’aspirations, mais qui, d’un point de vue économique, sont dans la galère. Or, comment se projeter dans l’avenir quand le souci permanent, c’est de savoir comment je vais m’en sortir demain, comment je vais payer mon loyer, financer mes études, me soigner… Cette donne ne facilite pas l’engagement. La jeunesse, pour nous, ce n’est pas une catégorie en devenir, c’est une catégorie à part entière, des citoyens à part entière. Il y a aussi cette question de savoir comment on leur laisse plus de place. Depuis sept ou huit ans maintenant, il y a un nombre significatif de jeunes qui descendent dans la rue. C’est bien la preuve qu’il y a une aspiration à se faire entendre. Mais il faut aussi remettre la question de la jeunesse dans le contexte d’une crise de la politique : tout est fait pour écarter les jeunes de la politique, comme l’ensemble de la population.

BENJAMIN LANCAR. 1 % des jeunes seulement s’engagent en politique. Et il y a eu 20 % d’abstention des jeunes aux européennes. Nous, nous avons fait une convention citoyenneté juste après, parce que nous ne trouvions pas cela acceptable. Et nous avons proposé le non-cumul des mandats, alors que nous sommes minoritaires sur ce sujet dans notre famille politique. Pour nous, Jeunes populaires, c’est fondamental parce qu’un jeune n’a pas envie de s’engager en politique quand son élu a cinquante ans de plus que lui. Et ça, je pense que c’est valable à gauche comme à droite. D’après un sondage du Cevipof récent, la jeunesse s’intéresse à la politique. Mais il faut lui proposer une autre manière de faire de la politique et c’est ce qu’on essaie de faire aux Jeunes populaires.

TABLE RONDE RÉALISÉE PAR LAURENT ETRE ET LINA SANKARI


mercredi 20 janvier 2010

Agenda média : Vendredi sur Canal +



Bonsoir à tous,

Je serai l'invité de Canal Street sur Canal+, EN DIRECT, dès 18h30 sur le www.canalstreet.tv ce vendredi, pour parler de la loi Hadopi.

@ très vite !

Benjamin.


mardi 19 janvier 2010

Rendez - vous demain soir sur France 4 !



Bonsoir à tous,

Je serai l'invité de France 4 dans Question de Génération, demain soir mercredi à 22h15 pour débattre face au rappeur Rost d'identité nationale.

Benjamin.


RDV cet après midi sur LCI !





Bonjour à tous,

Je serai l'invité de l'émission "Le Ring" cet après midi à 17h sur LCI pour débattre de l'actualité face à mes homologues des autres partis jeunes.

Benjamin.


lundi 18 janvier 2010

Trois jours pour la reconquête de nos régions !

Salut à tous,

Je rentre à Paris après trois jours et demi de déplacements dans toute la France, à rencontrer des jeunes populaires toujours plus passionnés, et prêts à se battre pour la reconquête des 20 régions socialistes !

Vendredi soir, avec Geoffroy Ludot, rdj de la Marne et Laure Miller, son adjointe, nous avons diné avec une trentaine de militants du plus peuplé des départements de la très prenable région Champagne-Ardennes. Mon message est clair : malgré les turbulences de l’automne, nos valeurs, le travail, le mérite et l’effort, sont plus que jamais populaires ! Cédric Thoma, Délégué national aux nouveaux adhérents, était présent à mes côtés également !

Samedi, départ à 6h30 pour rentrer à Paris et prendre l’avion pour Clermont-Ferrand où une centaine de jeunes populaires de toute l’Auvergne participent autour de Brice Hortefeux, Ministre de l’Intérieur et tête de liste du Puy-de-Dôme, à une grande convention régionale. Avec Aurore Bergé et Blandine Roca, et en présence des rdj et rdja de l’Allier et du rdj du Cantal, Mickael Leroux, Nicolas Ray et Guillaume Andraud, nous leur proposons de se mobiliser sans compter dans les deux mois à venir pour battre René Souchon et mettre un terme à la hausse honteuse de la fiscalité en Auvergne !

Il est 15h et après un excellent déjeuner autour d’une belle galette des rois, avec Martin Aurenche du Bureau des Jeunes, nous partons pour Lyon puis pour Aix-en-Provence, d’où nous louons une voiture pour rejoindre Manosque ( !!). Sébastien Ginet et Sébastien Latil, rdj et rdj des Alpes-de-Haute Provence ont réuni autour de la tête de liste départementale Eliane Bareille une vingtaine de jeunes militants. Objectif de tous : mettre un terme au triste paradoxe de PACA, une région à gauche mais un électorat bien ancré à droite !

Après une nuit alpine,  départ à 10h pour Nice où je participe aux vœux du Mouvement Populaire décentralisés dont a eu l’idée le Secrétaire Général Xavier Bertrand. Christian Estrosi, Maire de Nice et Ministre de l’Industrie, a réuni près de 3000 militants des Alpes-Maritimes en ce dimanche après-midi ! Impressionnant ! En début de réunion, je prends la parole pour souhaiter à tous les militants, jeunes comme toujours jeunes, une année de passion pour la France, de désir pour nos valeurs et de sourire, celui de voir le 21 mars à 20h, le visage souriant de Thierry Mariani, comme nouveau président de la région PACA.

Avant de rentrer ce lundi matin à Paris, je dîne avec Marine Brunier, Jean-Sébastien Martinez et une quarantaine de jeunes populaires du 06 dans une ambiance très très sympathique ! Merci à tous les délégués nationaux présent ce dimanche : Pierre-Henry Pouchelon, Aurore Bergé, Jean-Philippe Vetter, Philippe Nalpas et la déléguée nationale locale Marie-Eugénie Bouge !

C’est la fin du week-end et déjà la reprise d’une semaine intense ! 2010 est bel et bien l’année de la passion politique !

@ très vite,

 

Benjamin.


Contre le vote des étrangers ! Pour un assouplissement des conditions d'obtention de la citoyenneté française !


Ca y est, le PS croit avoir une idée : le vote des étrangers ! A la manière si fine et intelligente propre à ce grand mouvement archaïque, le PS et ses éléphants mourants rebondit sur cette bouée de sauvetage. La ficelle est grosse, et ne nous y trompons pas !


En effet, alors que le PS se refuse obstinément et bêtement à refuser de participer au débat sur l'identité nationale, le PS jette l'idée en pâture. Belle contradiction !

Je refuse l'idée d'un vote des étrangers en France pour une raison simple. Le vote ne se définit pas par le fait de payer des impôts, mais par une citoyenneté qui signifie le partage de valeurs, de rêves, de destins communs. Quand le PS propose le vote des étrangers aux élections, alors il ne fait que voir dans chaque citoyen une feuille d'impôts ambulante. Pour nous, un citoyen, ce n'est pas qu'un porte-monnaie qui paye, c'est un membre à part entière de la communauté nationale !

C'est pourquoi, plutôt que de tendre vers une consumérisation du droit de vote, je suis favorable à un assouplissement de l'obtention de la citoyenneté française. Cet assouplissement ne peut d'ailleurs qu'intervenir après le débat sur l'identité nationale lancé depuis octobre par Eric Besson. Il y a une logique, un ordre, une cohérence à ce choix. Le PS ne l'a malheureusement pas compris.

A nous de débattre des conditions pour devenir français. Aujourd’hui, il y a quatre méthodes : le droit du sol, le droit du sang, la naturalisation et le mariage. C'est à nous d'en débattre pour affirmer un non clair au vote des étrangers mais un grand oui à leur entrée dans la communauté nationale !

Benjamin.


vendredi 15 janvier 2010

Urgence Haïti – Les Jeunes Populaires Solidaires

Les Jeunes Populaires, profondément bouleversés par le drame haïtien, expriment leur vive émotion et encouragent les 25 000 jeunes de l’UMP à contribuer à l’élan de solidarité internationale pour faire face à l’urgence sanitaire de Port-au-Prince suite au séisme de mardi.

Les Jeunes Populaires se sentent particulièrement concernés par cette tragédie humaine qui touche un pays francophile et membre actif de la Francophonie.

C’est pour cette raison que le Président des Jeunes Populaires, Benjamin Lancar, a tenu à envoyer un message à l’ensemble des militants et des responsables départementaux pour les inciter à faire un don à l’UNICEF ou à organiser dans les fédérations et les permanences des collectes d’urgence de fonds pour cette ONG. L’UNICEF agit directement pour les jeunes et les enfants haïtiens en leur assurant les conditions sanitaires viables et un système éducatif décent dans un pays déjà tant de fois éprouvé par le passé, et dont la reconstruction passe nécessairement par sa jeunesse.

C’est la responsabilité d’une jeunesse engagée d’exprimer sa solidarité et d’agir pour aider le peuple haïtien.

Pour faire un don cliquez ici.


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